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La protection de la vie privée est fondamentalement une question d'autonomie. 

Bureau de Crise vise à cultiver un sens de l'autonomie et agit conjointement sur des stratégies d'autonomisation. Ainsi, nous avons l'intention de contribuer à un centre moral de pensée critique et d'action autonome.

 

 

L'un des aspects mis en lumière par le scandale de Cambridge Analytica est le fait que "la surveillance est le modèle économique de l'Internet", comme l'affirme l'expert en sécurité Bruce Schneier. La chercheuse Shoshana Zuboff va plus loin en développant l'idée de capitalisme de surveillance comme moyen global de modification des comportements humains à des fins économiques et/ou politiques. Le data-mining, les systèmes de profilage et le neuro-marketing constituent quelques unes des opérations complexes et opaques alimentées par nos données numériques que nous livrons quotidiennement de façon consciente ou non. Les systèmes opérationnels du capitalisme de surveillance constituent une atteinte directe à la vie privée ainsi qu'à la notion de souveraineté individuelle. Nos sociétés, nos démocraties, tout comme notre liberté individuelle et notre équilibre psychologique, sont en jeu. Aussi contre-intuitif que cela puisse paraître à l'ère de Facebook, d'Instagram ou de Twitter, la protection de nos données devrait être considérée comme une notion essentielle et appliquée comme un droit fondamental. Data is power. 

Il s’agit ici d’inventer et réfléchir à de nouveaux types d’institutions culturelles, façonnées par des communautés critiques travaillant sur des stratégies de résistance contre ces architectures d'oppression et leurs techniques de capture cognitive et psychologique. Il y a urgence à révéler ces infrastructures afin d’en subvertir les règles du jeu, dans l’intention de se réapproprier nos droits numériques et réinventer une éthique numérique et démocratique hors des enjeux techno-capitalistes.

La protection de la vie privée est fondamentalement une question d'autonomie. Bureau de Crise vise à cultiver un sens de l'autonomie et agit conjointement sur des stratégies d'autonomisation. Ainsi, nous avons l'intention de contribuer à un centre moral de pensée critique et d'action autonome. Puisque la vie privée et la sécurité sont maintenant principalement un privilège de l'élite la plus instruite, nous voulons rendre la vie privée accessible et à tous, pour mettre fin aux vastes asymétries de connaissances institutionnalisées par le capital privé de surveillance.

Enfin, nous cherchons à travailler et répondre aux besoins d'un nouvel ensemble de réglementations, de garanties juridiques et de limites éthiques destinées à interrompre ces mécanismes spécifiques et à limiter la collecte et l'utilisation abusive des données.